10 décembre 2006
- Phobie -
Peur,
panique incontrôlée, sensation électrique dans mes artères…
Tu
me figes et m’exaspères, ta silhouette hante mes nuits agitées…
Je
me torture pour parvenir à te fixer, mais tu pétrifies mes chairs.
Ailleurs,
ou juste là, tes semblables, l’ultime atrocité !
Mais
ce n’est qu’une image latente, pour parvenir à m’attirer.
Elle
anime mon anxiété, elle se hisse, grandissante…
Tu
la veux omniprésente, tu te multiplies par milliers
Jusqu’à
l’entière paranonia, pour qu’à jamais elle me tourmente…
Je
n’ose imaginer le nombre, sans que des frissons parcourent mes reins.
Où
que j’aille, même très loin, je serai toujours pourchassée par cette pénombre.
Inlassablement,
elle m’encombre, cet épuisant fardeau sur mes épaules.
A
jamais marchant sur un sinistre chemin, ressassant mes peurs les plus sombres….
30 novembre 2006
- Pensées Intimes -
Tel ta voix,
Ma laisse percevoir l'émoi,
Une fougue parée au combat,
Ton envie de moi.
Le feu en moi grandissant,
A mes pieds tous mes vêtements
A toi entièrement.
Je disparais de ta vue,
Tu me sais complètement nue.
Plus qu'une seule chose compte pour toi,
Sentir mon corps contre toi.
Nos battements cardiaques n’en font plus qu’un.
Le souffle court et rapide,
Ils nous invitent à goûter au festin.
Nous deux enlacé, serré comme par des cordes,
La force de ton glaive est ton atout,
La mienne celle d’en venir à bout !
©Rowie 19/07/04(Tous droits réservés)
23 novembre 2006
- Ange de la Nuit -
Tu guètes
impatient l’arrivée du crépuscule,
Tapi au fond de ton caveau.
Cette faim t’assomme comme une enclume.
Celà t’éveille et tu vas faire le grand
saut.
La nuit est enfin tombée,
Plus rien ne peut à présent t’arrêter.
Tu ressens si fort en toi le besoin d’être repu,
Que tu fondras sur la première proie en vue.
Ce ne fût pas très long, elle était là.
A l’entrée de la ville sur son trottoir,
Silhouette agréable, robe noire,
Elle te regarde, et tu l’abordes d’un air las.
Fille facile de la nuit, elle tombe sans réfléchir sous ton charme,
Et n’essaie même pas de le cacher.
Le moment est propice pour l’approcher,
Avant que ne coulent ses larmes.
Tu la sens se dérober, t’offrant son cou.
De désir tu deviens fou!
Tes canines s’enfoncent dans cette chair tendre
La chair, puis le sang que tu vas prendre…
Cette sensation puissante,
Entre en toi si vivante.
Tu peux sentir son pouls qui faibli lentement,
Tu dois savoir t’arrêter à temps.
Tu lui laisses un infime souffle de vie,
Qui s’envolera dans la nuit.
En même temps que toi,
Plus fort encore de ce nouveau sang qui coule en toi.
©
Rowie 08/07/04(Tous droits réservés)
17 novembre 2006
- Absence -
Loin
de moi ton essence,
Déjà
ton odeur manque à mes sens.
Privée
de ta chaleur devenue accoutumance,
Il
ne me reste que ta distance
Et
en moi bien profond, cette souffrance
Que
tu me reviendras encore plus fort.
Apaise
doucement,
Mes
craintes de maman
Loin
de moi tes pas,
Déjà
je te cherche du regard.
Ce
n’est pas le fruit du hasard
Mais
un bout de moi qui manque.
Une
partie, qui quant elle n’est pas là, me hante.
Que
tu es tourné vers le soleil,
Apaise
lentement,
Presque
tous mes tourments,
Mais
juste l’espace d’un instant …
Retour..
Absence à nouveau comblée,
Du vide qu'elle à créée.
Tes rires résonnent à nouveau à mes oreilles,
Ta voix me contant mille merveilles.
Le coeur en émoi,
Je suis à nouveau moi.
Pouvoir te serrer dans mes bras,
Me comble de joie.
©Rowie 04/08/04(Tous droits réservés)
...Fumée...
Toi
qui m’ensorcelle,
Allant
jusqu’à m’extirper de mon sommeil,
Pour
venir me chercher jusque dans mon lit.
Saleté
d’envie !!
Et
qui vide mon compte en banque.
Enchaînée,
prisonnière,
Comme
un boulet que je traîne.
Quant
le fond est agressif.
Tu
adoucis mes nerfs à vifs,
Plus
besoins d’armure.
Mes
jours deviennent dur labeur.
L’insomnie
me guette.
Quant
je n’ai pas ma cigarette…
©Rowie 09/08/04(Tous droits réservés)
- Morphée -
Quant
je cherche l’apothéose du sommeil,
Rejaillie
alors dans mes chimères.
Sinueuses,
sombres, humides comme une tourbière,
Et
ce bourdonnement à mes oreilles.
De
tous côtés tu m’entraves…
Morphée,
pourquoi ?
Ne
veux tu pas de moi ?
Surgissent
mes plus intimes pensées.
Tout
en moi deviens souffrance,
Et
je continue d’espérer.
De
ton poids tu alourdis ma prose…
Morphée,
pourquoi,
Ne
veux tu pas de moi ?
© Rowie 28/08/04(Tous droits réservés)




